II - La couverture minimale mentionnée au I comprend la prise en charge totale ou partielle des dépenses suivantes : 1° La participation de l'assuré aux tarifs servant de base au calcul des prestations des organismes de sécurité sociale, prévue au I de l'article L. 160-13 pour les prestations couvertes par les régimes obligatoires ; . 2° Le forfait journalier prévu à l'article L
Constituentdes contributions de lâemployeur, au sens de lâarticle L. 242-1 du code de la sĂ©curitĂ© sociale, toutes les sommes versĂ©es Ă un organisme habilitĂ© (cf. fiche no 3), destinĂ©es Ă financer des prestations de retraite supplĂ©mentaire et/ou de
ArticleD911-1 Version en vigueur depuis le 03 février 2019 Modifié par Décret n°2019-65 du 31 janvier 2019 - art. 1 En sus des prises en charge mentionnées à l'article R. 871-2, la couverture minimale mentionnée au II du L. 911-7 comprend :
Chapitre1 : Détermination des garanties complémentaires des salariés (Articles L911-1 à L911-8) Naviguer dans le sommaire du code Article L911-1 Version en vigueur depuis le 24 juin 2006 Modifié par Ordonnance n°2006-344 du 23 mars 2006 - art.
ArticleL.871-1 du code de la sĂ©curitĂ© sociale modifiĂ© par lâarticle 51 de la loi no 2018-1203 du 22 dĂ©cembre 2018 de financement de la sĂ©curitĂ© sociale pour 2019; Articles R.871-1 et R.871-2 du code de la sĂ©curitĂ© sociale modifiĂ© par le dĂ©cret no 2019-21 du 11 janvier 2019 visant Ă garantir un accĂšs sans reste Ă charge Ă certains Ă©quipements dâoptique, aides auditives et
ThĂšme: article L. 911-2 du code de la sĂ©curitĂ© sociale. Accords de branches / Rapport COMAREP 2016. 30 octobre 2017 25 fĂ©vrier 2021 MylĂšne Favre-Beguet et Alexandre Eby Epargne Retraite. La commission des accords de retraite et de prĂ©voyance (COMAREP) est un acteur clef de la procĂ©dure dâextension des accords de protection sociale complĂ©mentaire et
ArticleD911-5 Les demandes de dispense mentionnĂ©es au III de l'article L. 911-7 doivent ĂȘtre formulĂ©es au moment de l'embauche ou, si elles sont postĂ©rieures, Ă la date de mise en place des garanties ou la date Ă laquelle prennent effet les couvertures
k4Xcr0B. Les salariĂ©s dont la cessation du contrat de travail est prise en charge par le rĂ©gime d'assurance chĂŽmage peuvent bĂ©nĂ©ficier, Ă titre gratuit et temporairement, du maintien de la couverture complĂ©mentaire santĂ© et prĂ©voyance lourde mise en place par leur ancien employeur CSS, art. L. 911-8 ce mĂ©canisme est plus communĂ©ment appelĂ© portabilitĂ© des droits des anciens salariĂ©s chĂŽmeurs indemnisĂ©s. Cette portabilitĂ© des droits s'applique-t-elle lorsque l'employeur fait l'objet d'une procĂ©dure de liquidation judiciaire ? C'est Ă cette question que la Cour de cassation vient, une nouvelle fois, d'ĂȘtre soumise. Elle avait eu l'occasion de prendre position dans un avis publiĂ© en 2017 Cass. avis, 6 nov. 2017, n° 17015. Dans cet avis, elle considĂ©rait que le maintien des garanties de prĂ©voyance visĂ© Ă l'article L. 911-8 du code de la sĂ©curitĂ© sociale s'appliquait aux anciens salariĂ©s licenciĂ©s d'un employeur placĂ© en liquidation judiciaire, l'article n'opĂ©rant aucune distinction entre les salariĂ©s des entreprises in bonis et les salariĂ©s dont l'employeur a fait l'objet d'une procĂ©dure de liquidation judiciaire. Elle tempĂ©rait toutefois cette affirmation en prĂ©cisant que le maintien des droits implique que le contrat ou lâadhĂ©sion liant lâemployeur Ă lâorganisme assureur ne soit pas rĂ©siliĂ©. En 2018, elle confirmait cet avis en ajoutant une prĂ©cision de taille la portabilitĂ© Ă©tant financĂ©e par une mutualisation des cotisations des salariĂ©s actifs et de l'employeur au sein du rĂ©gime collectif, le maintien des droits implique que le contrat ou d'adhĂ©sion liant l'employeur Ă l'organisme assureur ne soit pas rĂ©siliĂ© ou qu'il prĂ©voit un dispositif de financement de la portabilitĂ© en cas de liquidation judiciaire. A dĂ©faut, pas de maintien des garanties frais de santĂ© et de prĂ©voyance Cass. 2e civ., 18 janv. 2018, n° Mais la Cour de cassation vient de se raviser dans un arrĂȘt du 5 novembre 2020, cette fois-ci publiĂ©. Elle rappelle que les dispositions relatives au maintien Ă titre gratuit des droits des anciens salariĂ©s chĂŽmeurs indemnisĂ©s sont d'ordre public CSS, art. L. 911-14 ; ces dispositions n'opĂšrent aucune distinction entre les salariĂ©s des entreprises ou associations in bonis et les salariĂ©s dont l'employeur fait l'objet d'une procĂ©dure de liquidation judiciaire. Faisant une stricte application du texte de loi, elle ajoute que ces dispositions ne prĂ©voient aucune condition relative Ă l'existence d'un dispositif assurant le financement du maintien des couvertures santĂ© et prĂ©voyance. Gestion du personnel La gestion des ressources humaines ou gestion du personnel recouvre plusieurs domaines intĂ©ressant les RH - Le recrutement et la gestion de carriĂšre dont la formation professionnelle est un pan important ; - La gestion administrative du personnel ; - La paie et la politique de rĂ©munĂ©ration et des avantages sociaux ; - Les relations sociales. DĂ©couvrir tous les contenus liĂ©s Ainsi, dĂšs lors qu'il existe un contrat de complĂ©mentaire santĂ© et prĂ©voyance au jour oĂč le licenciement du salariĂ© est intervenu seule condition exigĂ©e par la loi, ce salariĂ© peut prĂ©tendre au maintien Ă titre gratuit de ces couvertures. Les assureurs ne peuvent lui refuser cette garantie en arguant de l'inexistence d'un dispositif de financement spĂ©cifique. Le seul cas d'exclusion possible est le licenciement pour faute lourde. Mais le maintien des garanties peut-il ĂȘtre remis en cause en cas de rĂ©siliation du contrat ou l'adhĂ©sion liant l'employeur Ă l'organisme assureur ? La rĂ©ponse de la Cour est moins tranchĂ©e puisqu'elle souligne qu'il n'Ă©tait pas justifiĂ© de la rĂ©siliation du contrat d'assurance en cause et ne semble donc pas revenir sur l'avis qu'elle avait Ă©mis en 2017.
Les salariĂ©s licenciĂ©s d'un employeur placĂ© en liquidation judiciaire peuvent bĂ©nĂ©ficier du maintien de leur couverture prĂ©voyance pendant 12 mois maximum, pour peu que le contrat ou l'adhĂ©sion liant l'employeur Ă l'organisme assureur ne soit pas rĂ©siliĂ©. Saisie par le TGI de Strasbourg de 5 demandes d'avis posant toutes la question de savoir si le maintien temporaire de la couverture prĂ©voyance aux anciens salariĂ©s chĂŽmeurs - dispositif plus connu sous le vocable "portabilitĂ© de la prĂ©voyance" - CSS, art. L. 911-8 est applicable aux anciens salariĂ©s licenciĂ©s d'un employeur placĂ© en liquidation judiciaire, la Cour de cassation vient de rendre son avis le 6 novembre dernier. Gestion du personnel La gestion des ressources humaines ou gestion du personnel recouvre plusieurs domaines intĂ©ressant les RH - Le recrutement et la gestion de carriĂšre dont la formation professionnelle est un pan important ; - La gestion administrative du personnel ; - La paie et la politique de rĂ©munĂ©ration et des avantages sociaux ; - Les relations sociales. DĂ©couvrir tous les contenus liĂ©s Un avis attendu dans la mesure oĂč l'application de l'article L. 911-8 du code de la SĂ©curitĂ© sociale en cas de liquidation judiciaire de l'employeur avait donnĂ© lieu Ă des apprĂ©ciations divergentes par les juridictions du fond. Certaines considĂ©raient que la portabilitĂ© de la prĂ©voyance n'Ă©tait pas envisageable dans ce cas de figure, en l'absence de financement adaptĂ©. Plus prĂ©cisĂ©ment, le lĂ©gislateur a expressĂ©ment prĂ©vu que la portabilitĂ© de la prĂ©voyance soit gratuite pour l'ancien salariĂ©. Cette gratuitĂ© implique que la portabilitĂ© soit financĂ©e par la mutualisation des risques ; elle est prise en charge par l'ensemble de la branche professionnelle, de l'entreprise et de l'Ă©tablissement autrement dit, les actifs cotisent pour les futurs chĂŽmeurs. Or ce financement est susceptible d'ĂȘtre remis en cause en cas de liquidation judiciaire de l'entreprise. Les salariĂ©s de l'entreprise Ă©tant progressivement licenciĂ©s, le financement de la portabilitĂ© n'est plus assurĂ©, sauf Ă ce que l'organisme assureur ait anticipĂ© ce risque en augmentant le coĂ»t des contrats collectifs. Mais d'autres arguments juridiques s'opposent Ă cette logique financiĂšre - d'abord, l'article L. 911-8 du code de la SĂ©curitĂ© sociale ne distingue pas entre les salariĂ©s d'une entreprise in bonis et ceux d'une entreprise placĂ©e en liquidation judiciaire il n'y a donc pas lieu de distinguer lĂ oĂč la loi ne distingue pas ; - ensuite, l'objectif principal de la loi instituant la portabilitĂ© de la prĂ©voyance est d'amĂ©liorer la protection sociale complĂ©mentaire des salariĂ©s involontairement privĂ©s d'emploi, ce qui est le cas des salariĂ©s visĂ©s ici ; - enfin, des problĂšmes de financement similaires se posent en dehors de toute situation de liquidation judiciaire de l'employeur par exemple, une diminution importante des effectifs Ă la suite d'un PSE. Prenant en considĂ©ration l'ensemble de ces arguments juridiques et financiers, la Cour de cassation a conclu que la portabilitĂ© de la prĂ©voyance Ă©tait applicable aux anciens salariĂ©s d'un employeur en liquidation judiciaire puisque l'article L. 911-8 prĂ©citĂ© ne fait aucune distinction entre les salariĂ©s d'entreprises in bonis et ceux dont l'employeur a fait l'objet d'une procĂ©dure de liquidation judiciaire. Elle relĂšve toutefois que, selon le paragraphe 3 de cet article, les garanties maintenues sont celles en vigueur dans l'entreprise. Ceci implique donc que les garanties de prĂ©voyance maintenues puissent ĂȘtre revues Ă la hausse comme Ă la baisse mais aussi qu'elles cessent d'ĂȘtre maintenues en cas de rĂ©siliation du contrat d'assurance non-suivie de la souscription d'un nouveau contrat. En rĂ©sumĂ©, en cas de liquidation judiciaire de l'employeur, le maintien des garanties de prĂ©voyance n'est pas exclu par principe mais, en pratique, il aura vocation Ă s'appliquer de maniĂšre limitĂ©e puisque la liquidation conduit Ă la rĂ©siliation du contrat d'assurance.
Le certificat de travail permet au salariĂ© qui quitte dĂ©finitivement lâentreprise de prouver quâil est libre de tout engagement. DĂ©livrĂ© Ă la fin de son contrat de travail, il comporte des mentions certificat de travail permet au salariĂ© de prouver quâil est libre de tout engagement et de postuler ainsi auprĂšs dâun autre employeur. Lorsquâun salariĂ© quitte dĂ©finitivement lâentreprise, vous devez dĂ©livrer son certificat de travail sous peine de sanctions financiĂšres amende, dommages et intĂ©rĂȘts. RĂ©daction du certificat de travail Aucune forme spĂ©ciale nâest exigĂ©e, mais il est recommandĂ© dâĂ©tablir ce certificat de travail sur un papier Ă en-tĂȘte de lâĂ©tablissement. Pour vous aider dans la rĂ©daction de ce certificat, nous mettons Ă votre disposition un modĂšle personnalisable. NâhĂ©sitez pas Ă le tĂ©lĂ©charger ! Le certificat de travail nâest pas le seul document que vous devez remettre Ă votre salariĂ© Ă la fin du contrat de travail. Pensez Ă©galement Ă lâattestation PĂŽle emploi, le reçu pour solde de tout compte. Et comme le prĂ©cise le nouveau dossier des Editions Tissot Les documents de fin de contrat », si un dispositif dâĂ©pargne salarial est en place dans lâentreprise, transmettez au salariĂ© lâĂ©tat rĂ©capitulatif de lâĂ©pargne salariale. Certificat de travail mentions obligatoires Le certificat de travail doit obligatoirement mentionner la date dâentrĂ©e du salariĂ© dans lâentreprise, celle-ci incluant la pĂ©riode dâessai ou dâapprentissage ; la date de sortie, qui correspond Ă la date de fin de contrat prĂ©avis inclus mĂȘme non travaillĂ© ; la nature de lâemploi ou des emplois successivement occupĂ©s et les pĂ©riodes correspondantes vous devez mentionner la qualification exacte des fonctions rĂ©ellement remplies par le salariĂ©, notamment par rĂ©fĂ©rence au contrat de travail, aux bulletins de paie ou aux classifications professionnelles. Attention, lâindication de la seule catĂ©gorie professionnelle ne suffit pas. la portabilitĂ© de la couverture santĂ© et prĂ©voyance. Le principe est le suivant en cas de cessation du contrat de travail sauf faute lourde, les salariĂ©s qui sont couverts par une complĂ©mentaire santĂ© et/ou une prĂ©voyance continuent de bĂ©nĂ©ficier de ces couvertures pendant une durĂ©e limitĂ©e et Ă titre gratuit sâils sont pris en charge par lâallocation chĂŽmage. Vous devez donc mentionner la portabilitĂ© de la mutuelle dans le certificat de travail remis Ă votre salariĂ© et la portabilitĂ© de la prĂ©voyance, si cette couverture est en place dans lâentreprise. Bien que la loi ne le prĂ©cise pas, vous devez Ă©galement indiquer les nom et prĂ©noms du salariĂ© ; le nom, lâadresse et la raison sociale de votre entreprise ; la signature de lâemployeur ; les lieu et date de dĂ©livrance. Mentions facultatives Si vous avez lâaccord du salariĂ©, vous pouvez faire dâautres remarques sur la qualitĂ© de son travail, par exemple. Certificat de travail modalitĂ©s de la dĂ©livrance Le certificat doit ĂȘtre tenu Ă la disposition du salariĂ©. Câest votre seule obligation. Vous nâĂȘtes donc pas contraint de lui faire parvenir Ă son domicile. Pour des raisons pratiques, vous pouvez choisir de transmettre le certificat de travail au salariĂ© par voie postale ; par remise en main propre pour des raisons de preuve, il est recommandĂ© de faire signer une dĂ©charge au salariĂ© dans laquelle il reconnaĂźt avoir reçu ce document. Date de mise Ă disposition du certificat de travail Il est tenu Ă disposition du salariĂ© Ă lâexpiration du contrat de travail, câest-Ă -dire Ă la fin du prĂ©avis, quâil soit effectuĂ© ou non. Si vous dispensez le salariĂ© dâexĂ©cuter son prĂ©avis, vous pouvez lui dĂ©livrer une attestation prĂ©cisant quâil est libre de tout engagement, et que son contrat vient Ă expiration Ă telle date. Ce nâest donc quâĂ cette date que vous serez tenu de lui remettre son certificat de travail. Sanctions encourues En cas dâinobservation des mentions obligatoires, de mentions inexactes ou encore de non-dĂ©livrance du certificat de travail, vous encourez notamment une amende pouvant atteindre 750 euros. Si vous tardez Ă remettre ce document au salariĂ©, vous pouvez Ă©galement ĂȘtre condamnĂ© Ă lui dĂ©livrer sous astreinte. Sachez que la remise tardive du certificat de travail ne cause plus automatiquement un prĂ©judice au salariĂ© qui sera rĂ©parĂ© par lâoctroi de dommages et intĂ©rĂȘts. Le salariĂ© doit donc apporter des Ă©lĂ©ments prouvant son prĂ©judice pour ĂȘtre indemnisĂ©. Les Editions Tissot vous proposent leur dossier Les documents de fin de contrat ». Ce dossier vous prĂ©sente tous les documents que vous devez transmettre au salariĂ© comme le certificat de travail, le reçu pour solde de tout compte, etc. Pour faciliter vos dĂ©marches, vous disposez Ă©galement de modĂšles personnalisables. Commander le dossier Code du travail, art. L. 1234â19 certificat de travail, D. 1234â6 contenu, L. 1132â1 mentions discriminatoires interdites, R. 1238â3 sanctionsCode de la SĂ©curitĂ© sociale, art. L. 911â8 portabilitĂ© de la complĂ©mentaire santĂ© et prĂ©voyance, information inscrite sur le certificat de travail
Comme annoncĂ© en marge des Ordonnances Macron, le DĂ©cret n° 2017-1820 du 29 dĂ©cembre 2017 propose notamment un modĂšle de lettre de licenciement pour motif disciplinaire. Explication et analyse Le modĂšle proposĂ© par le dĂ©cret nâest pas obligatoire et il est tout Ă fait possible de rĂ©diger la lettre dâune autre maniĂšre, pour autant, ce modĂšle reste un guide utile Ă la rĂ©daction. Attention toutefois, un modĂšle reste un outil quâil faut utiliser avec prĂ©caution en prenant le plus grand soin Ă lâadapter Ă la situation dĂ©tailler les faits reprochĂ©s, respecter le rĂšglement intĂ©rieur de lâentreprise, les Ă©ventuelles spĂ©cificitĂ©s de la convention collective telles quâune soumission pour avis Ă un conseil de discipline, etc. Sâagissant du licenciement disciplinaire, il sâapplique lorsque le salariĂ© a commis une faute. Ainsi par exemple, la simple insuffisance professionnelle nâentre pas dans ce cadre puisquâelle nâest pas fautive le salariĂ© nâest pas capable de remplir la tĂąche pour laquelle il a Ă©tĂ© engagĂ© mais il nâa pas commis de faute en tant que telle. Un licenciement disciplinaire suppose encore que la faute soit suffisamment importante il existe une Ă©chelle des fautes et une Ă©chelle des sanctions. La premiĂšre faute est la faute lĂ©gĂšre » qui ne justifie pas un licenciement mais Ă©ventuellement un rappel Ă lâordre ou un avertissement. Le grade supĂ©rieur est celui de la faute simple » ou sĂ©rieuse » qui est suffisante pour justifier une sanction plus lourde comme une mise Ă pied ou un licenciement. Dans le cas de licenciement pour faute simple, lâindemnitĂ© de licenciement est due et le salariĂ© effectue son prĂ©avis ou perçoit une indemnitĂ© compensatrice de prĂ©avis si lâemployeur souhaite lâen dispenser. Si la faute est une faute grave » en revanche, câest-Ă -dire dâune telle importance quâelle rend impossible le maintien du salariĂ© dans lâentreprise, câest le licenciement pour faute grave qui est encouru avec pour consĂ©quence de priver le salariĂ© de son indemnitĂ© de licenciement et de son prĂ©avis. Enfin, si le salariĂ© sâest rendu coupable dâune faute lourde » qui suppose dâavoir volontairement cherchĂ© Ă nuire Ă lâemployeur, il encourt un licenciement pour faute lourde qui le prive Ă©galement de son indemnitĂ© de licenciement et de son prĂ©avis et autorise lâemployeur Ă se retourner contre le salariĂ© pour lui demander rĂ©paration financiĂšre du prĂ©judice quâil a subi. En vertu du principe non bis in idem, une faute peut faire lâobjet dâune seule sanction ainsi, il est impossible de licencier un salariĂ© uniquement pour une faute qui a dĂ©jĂ Ă©tĂ© sanctionnĂ©e Ă titre disciplinaire, par exemple par un avertissement ou une mise Ă pied. Un dernier point dâattention concerne le dĂ©lai, puisquâen matiĂšre disciplinaire lâemployeur dispose de seulement deux mois pour engager la procĂ©dure disciplinaire, câest-Ă -dire concrĂštement, envoyer la lettre de convocation Ă entretien prĂ©alable. PassĂ© ce dĂ©lai et sauf exceptions, le licenciement nâest plus possible pour cette faute. Le modĂšle proposĂ© par le dĂ©cret est le suivant DĂ©nomination sociale et adresse du siĂšge social de lâentreprise Lieu et date Nom, prĂ©nom et adresse du salariĂ© Objet notification dâun licenciement pour faute prĂ©ciser sâil sâagit dâune faute sĂ©rieuse, grave ou lourde Lettre recommandĂ©e avec avis de rĂ©ception ou lettre remise contre rĂ©cĂ©pissĂ© en cas de remise en main propre, la lettre doit ĂȘtre Ă©tablie en double exemplaire et celui de lâemployeur doit ĂȘtre accompagnĂ© de la mention reçue le⊠» avec la signature du salariĂ© ; la lettre ne peut ĂȘtre expĂ©diĂ©e ou remise en main propre moins de deux jours ouvrables aprĂšs lâentretien prĂ©alable et au plus tard un mois Ă compter de lâentretien prĂ©alable ou, le cas Ă©chĂ©ant, Ă compter de lâavis rendu par une instance disciplinaire. Madame, MonsieurâŠ, Suite Ă notre entretien qui sâest tenu le ⊠date Ă complĂ©ter, nous vous informons de notre dĂ©cision de vous licencier pour les motifs suivants ⊠énoncer les Ă©lĂ©ments fautifs de façon prĂ©cise et objective. Ils doivent ĂȘtre matĂ©riellement vĂ©rifiables, si possible en prĂ©cisant les dates, les lieux, le contexte plus gĂ©nĂ©ral de lâattitude fautive du salariĂ© et ĂȘtre imputables personnellement au salariĂ©. Sâil est reprochĂ© une faute lourde, mentionner lâintention de nuire Ă lâentreprise. [Ou] Si le salariĂ© ne sâest pas prĂ©sentĂ© Ă lâentretien prĂ©alable, indiquer Nous vous avons convoquĂ© Ă un entretien prĂ©alable en date du ⊠auquel vous ne vous ĂȘtes pas prĂ©sentĂ©. Nous vous informons, par la prĂ©sente, de notre dĂ©cision de vous licencier pour les motifs suivants ⊠» Ă©noncĂ© des Ă©lĂ©ments fautifs comme ci-dessus. Si le salariĂ© est un salariĂ© protĂ©gĂ©, ajouter Votre licenciement a fait lâobjet dâune autorisation de lâinspecteur du travail ou du ministre du travail en date du ⊠» date Ă complĂ©ter. Si le salariĂ© est licenciĂ© pour faute sĂ©rieuse et si vous souhaitez quâil exĂ©cute son prĂ©avis Vous restez tenu dâeffectuer votre prĂ©avis dâune durĂ©e de ⊠durĂ©e du prĂ©avis Ă complĂ©ter, qui dĂ©butera Ă la date de premiĂšre prĂ©sentation de cette lettre. » Si le salariĂ© est licenciĂ© pour faute sĂ©rieuse et si vous le dispensez dâeffectuer son prĂ©avis Nous vous dispensons dâeffectuer votre prĂ©avis qui dĂ©bute le ⊠date prĂ©sumĂ©e de premiĂšre prĂ©sentation de cette lettre Ă complĂ©ter et se termine le ⊠date Ă complĂ©ter selon la durĂ©e du prĂ©avis, date Ă laquelle vous quitterez les effectifs de lâentreprise. Votre salaire continuera de vous ĂȘtre versĂ© durant cette pĂ©riode. » Si le salariĂ© est licenciĂ© pour faute grave ou faute lourde Compte tenu de la gravitĂ© des faits qui vous sont reprochĂ©s, votre maintien dans lâentreprise est impossible. Votre licenciement prend donc effet immĂ©diatement, sans indemnitĂ© de prĂ©avis ni de licenciement. » Si le salariĂ© est licenciĂ© pour faute grave ou lourde et quâil fait lâobjet dâune mise Ă pied Ă titre conservatoire au cours de la procĂ©dure de licenciement Vous avez fait par ailleurs lâobjet dâune mise Ă pied Ă titre conservatoire qui vous a Ă©tĂ© notifiĂ©e le ⊠prĂ©ciser la date. DĂšs lors, la pĂ©riode non travaillĂ©e du ⊠indiquer la date de dĂ©but de la mise Ă pied au ⊠indiquer la date de la notification du licenciement ne sera pas rĂ©munĂ©rĂ©e. » Pour lâensemble des cas A lâexpiration de votre contrat de travail, nous tiendrons Ă votre disposition [ou] nous vous remettrons [ou] nous vous adresserons par courrier votre certificat de travail, votre reçu pour solde de tout compte et votre attestation PĂŽle emploi. Vous pouvez faire une demande de prĂ©cision des motifs du licenciement Ă©noncĂ©s dans la prĂ©sente lettre, dans les quinze jours suivant sa notification par lettre recommandĂ©e avec avis de rĂ©ception ou remise contre rĂ©cĂ©pissĂ©. Nous avons la facultĂ© dây donner suite dans un dĂ©lai de quinze jours aprĂšs rĂ©ception de votre demande, par lettre recommandĂ©e avec avis de rĂ©ception ou remise contre rĂ©cĂ©pissĂ©. Nous pouvons Ă©galement, le cas Ă©chĂ©ant et dans les mĂȘmes formes, prendre lâinitiative dâapporter des prĂ©cisions Ă ces motifs dans un dĂ©lai de quinze jours suivant la notification du licenciement. » Nom, prĂ©nom QualitĂ© Signature Remarques Dans tous les cas, lâapprĂ©ciation finale de lâexistence de la faute et de son degrĂ© de gravitĂ© revient au juge en cas de contestation, Dans tous les cas Ă©galement et mĂȘme en cas de faute grave ou lourde le salariĂ© pourra sâinscrire Ă PĂŽle emploi et bĂ©nĂ©ficier de lâallocation de retour Ă lâemploi, Il convient par prĂ©caution de collecter et conserver les preuve des faits reprochĂ©s au salariĂ© pendant toute la durĂ©e de la prescription, soit un an Ă compter de lâenvoi de la lettre de licenciement, voire par sĂ©curitĂ© pendant deux ans pour les salariĂ©s susceptibles de bĂ©nĂ©ficier de lâaide juridictionnelle puisque la demande dâaide juridictionnelle interrompt le dĂ©lai de recours et en fait partir un nouveau dâune durĂ©e Ă©gale Ă compter de la dĂ©cision rendue par le bureau dâaide juridictionnelle, Il nâest plus nĂ©cessaire de mentionner les droits Ă la portabilitĂ© en matiĂšre de frais de santĂ© et de prĂ©voyance dans la lettre de licenciement depuis 2013, une simple mention sur le certificat de travail suffit cf article du Code de la sĂ©curitĂ© sociale, De mĂȘme pour les retardataires, le DIF nâexistant plus, il nâest plus nĂ©cessaire de mentionner les droits acquis Ă ce titre dans la lettre de licenciement, Penser Ă vĂ©rifier lâexistence dâune clause de non-concurrence dans le contrat et Ă lâopportunitĂ© de la lever ou dâen demander lâapplication en respectant les formes prĂ©vues par le contrat ou la convention collective qui prĂ©voient souvent que la clause doit ĂȘtre levĂ©e dans la lettre de licenciement.
La rĂ©forme du code du travail a Ă©tĂ© lâun des premiers chantiers de lâĂšre Macron. Tour dâhorizon des principales Ă©volutions en matiĂšre de protection sociale complĂ©mentaire collective. La loi n° 2018-217 du 29?mars 2018 ratifiant lâordonnance n° 2017-1385 du 22?septembre 2017 relative au renforcement de la nĂ©gociation collective a Ă©tĂ© rĂ©cemment publiĂ©e au Journal officiel 1. Ce texte conduit Ă sâinterroger sur le rĂŽle de la branche en matiĂšre de protection sociale. En effet, quand la loi El Khomri avait donnĂ© de la consistance aux branches en dĂ©finissant leurs missions et en confĂ©rant des missions dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral Ă la commission paritaire, lâordonnance du 22?septembre 2017 rĂ©organise sensiblement les rapports entre accords dâentreprise et accords de branche au profit des premiers. Certaines matiĂšres relĂšvent encore du domaine de lâaccord de branche par principe art. L. 2253-1 C. trav. ou parce que lâaccord de branche le prĂ©voit art. L. 2253-2 C. trav.. Dans ces matiĂšres, les stipulations de la convention de branche prĂ©valent, sous certaines rĂ©serves, sur les conventions dâentreprise. Dans les autres matiĂšres, lâaccord de branche sâapplique dĂ©sormais seulement en lâabsence dâaccord dâentreprise art. L. 2253-3 du code du travail 2. Dans la continuitĂ© de la loi du 4?mai 2004 Comme avant, les garanties collectives complĂ©mentaires mentionnĂ©es Ă lâarticle L. 912-1 du code de la SĂ©curitĂ© sociale » relĂšvent par principe du domaine de lâaccord de branche article L. 2253-1 5° du code du travail. Quelles garanties ? Celles visĂ©es Ă lâarticle L. 912-1 du code de la SĂ©curitĂ© sociale qui vise les accords instituant des garanties collectives prĂ©sentant un degrĂ© Ă©levĂ© de solidaritĂ© 2. Cette rĂ©fĂ©rence Ă lâarticle L. 912-1 et non Ă lâarticle L. 911-1 du code de la SĂ©curitĂ© sociale nâest pas nouvelle. Elle ne relĂšve ni dâune inattention, ni dâune erreur de plume. Lâordonnance du 22?septembre 2017 sâinscrit dans le cadre dĂ©fini par la loi n° 2004-391 du 4?mai 2004. Lâarticle L. 2253-3 du code du travail en vigueur jusquâau 24?septembre 2017 limitait dĂ©jĂ aux garanties collectives complĂ©mentaires mentionnĂ©es Ă lâarticle L. 912-1 du code de la SĂ©curitĂ© sociale 3 lâinterdiction de dĂ©roger aux conventions de branche par accord dâentreprise. Câest donc lâinstitution par les partenaires sociaux de garanties prĂ©sentant un degrĂ© Ă©levĂ© de solidaritĂ©, concrĂ©tisĂ© notamment par la mise en Ćuvre dâune politique dâaction sociale et / ou de prĂ©vention, qui justifie lâinterdiction de dĂ©roger Ă lâaccord de branche par accord dâentreprise. Si la rĂ©fĂ©rence Ă lâarticle L. 912-1 du code de la SĂ©curitĂ© sociale nâest pas nouvelle, elle prend une importance accrue du fait de la dĂ©cision datĂ©e du 13?juin 2013 du Conseil constitutionnel 4 qui conduit les partenaires sociaux Ă sâinterroger sur les modalitĂ©s leur permettant de continuer Ă mettre en Ćuvre des garanties collecÂtives prĂ©sentant un degrĂ© Ă©levĂ© de solidaritĂ© 5. La notion de garanties au moins Ă©quivalentes Lâarticle L. 2253-1 du code du travail introduit par ailleurs une nouvelle dĂ©rogation qui nâest pas sans soulever de questions. En effet, les stipulations de la convention de branche prĂ©valent sur la convention dâentreprise, sauf lorsque la convention dâentreprise assure des garanties au moins Ă©quivalentes. Le lĂ©gislateur a prĂ©cisĂ© dans le cadre de la loi de ratification que cette Ă©quivalence des garanties sâapprĂ©cie par ensemble de garanties se rapportant Ă la mĂȘme matiĂšre ». Le recours devant le Conseil constitutionnel 6 faisait valoir que la notion de garanties Ă©quivalentes Ă©tait floue et source dâinsĂ©curitĂ© juridique. Le Conseil constitutionnel a Ă©cartĂ© cet argument, estimant que cette notion nâĂ©tait pas inintelligible, dâautant que le lĂ©gislateur a prĂ©cisĂ© quâelle sâapprĂ©cie par ensemble de garanties se rapportant Ă la mĂȘme matiĂšre » 7. Il nâen demeure pas moins que la dĂ©termination des garanties Ă©quivalentes risque dâĂȘtre source de dĂ©bats. On peut se rĂ©fĂ©rer aux principes qui avaient Ă©tĂ© posĂ©s par la Commission des accords de retraite et de prĂ©voyance Comarep lorsque les conventions de branche pouvaient organiser une mutualisation des risques auprĂšs dâun organisme assureur dĂ©signĂ©. La Comarep estimait que la dĂ©rogation au principe de lâadhĂ©sion obligatoire nâĂ©tait possible que si les entreprises avaient mis en place des garanties, apprĂ©ciĂ©es risque par risque, de niveau strictement supĂ©rieur 8. Cette position reposait sur lâanalyse des dispositions de lâarticle L. 912-1 du code de la SĂ©curitĂ© sociale, dont le second alinĂ©a pose lâobligation dâadapter les rĂ©gimes dâentreprises instaurĂ©s antĂ©rieurement et offrant des garanties de niveau Ă©quivalent. La prĂ©cision apportĂ©e par le lĂ©gislateur dans le cadre de la loi de ratification pourrait toutefois conduire Ă Ă©carter cette interprĂ©tation, les termes ensemble de garanties » Ă©voquant une apprĂ©ciation globale de chaque couverture frais de santĂ© / prĂ©voyance lourde » / retraite. Il serait en toute hypothĂšse logique que les garanties au moins Ă©quivalentes » mises en place dans lâentreprise prĂ©sentent un degrĂ© Ă©levĂ© de solidaritĂ©, puisque câest, lorsque lâaccord de branche sâinscrit dans le cadre de lâarticle L. 912-1 du code de la SĂ©curitĂ© sociale, lâessence mĂȘme du dispositif conventionnel. Mais la discussion sur lâĂ©quivalence des garanties ne conduira-t-elle pas Ă Ă©carter lâaction sociale ou la prĂ©vention au profit dâun autre avantage ? La primautĂ© de lâaccord dâentreprise Lorsque lâaccord de branche 9 nâinstitue pas un dispositif prĂ©sentant un degrĂ© Ă©levĂ© de solidaritĂ©, il a dĂ©sormais simplement vocation Ă pallier lâabsence de nĂ©gociation dâentreprise. Ă ce titre, lâaccord de branche ne peut plus interdire les nĂ©gociations dĂ©rogatoires au niveau de lâentreprise. Y compris pour un dispositif moins favorable⊠La convention de branche prĂ©vaut par contre sur le projet dâaccord ratifiĂ© Ă la majoritĂ© des intĂ©ressĂ©s rĂ©fĂ©rendum et sur la dĂ©cision unilatĂ©rale de lâemployeur 10. Comme en matiĂšre dâĂ©pargne salariale, lâaccord de branche peut prĂ©voir des stipulations spĂ©cifiques pour les entreprises de moins de cinquante salariĂ©s, le cas Ă©chĂ©ant sous forme dâaccord type que lâemployeur peut appliquer au moyen dâun document unilatĂ©ral indiquant les choix quâil a retenus article L. 2232-10-1 C. trav.. Cela conduit Ă sâinterroger sur la nature de lâacte juridique mettant en place le dispositif de lâentreprise. Sâagit-il de lâaccord collectif, auquel cas une cotisation salariale peut ĂȘtre imposĂ©e, ou dâune dĂ©cision unilatĂ©rale de lâemployeur, auquel cas les salariĂ©s prĂ©sents dans lâentreÂprise au moment de la mise en place du systĂšme de garanties peuvent refuser de cotiser ? Les nĂ©gociateurs de branche sont en consĂ©quence face Ă des choix sur le rĂŽle quâils entendent jouer. Dans ce contexte se pose de façon accrue la question de la rĂ©sistance du salariĂ© Ă lâobligation dâadhĂ©sion Ă la couverture mise en place par son employeur 11. JusquâĂ quand la dĂ©finiÂtion dâun pĂ©rimĂštre de solidaÂritĂ© au niveau de la branche ou de lâentreprise rĂ©sistera-t-elle Ă lâaffirmaÂtion de la libertĂ© individuelle ?
article l 911 1 du code de la sécurité sociale